Lancer un blog de cousettes pour petites crapouilles sans évoquer au moins une fois LaëtiBricole, ce serait un peu comme disserter sur la comédie américaine sans citer Woody Allen, visiter l’Italie sans dégouster dé la pasta, ou encore faire sa laminated list des « cinq entorses au contrat marital permises » sans y mettre Matthew McConaughey. En gros, ce serait passer à côté de l’essentiel.

Tu connais forcément LaëtiBricole, et si ce n’est pas le cas, sache que dans le fond tu connais quand même. Parce que les bricoles de Laëtitia Ghéno, la première fois que tu les vois, tu te dis « Mazette ! C’est exactement ça ! ». Parmi les bricoles de Laëtitia Ghéno, il y a en a forcément une qui te ramène chez toi, le chez toi de ton enfance, celle que tu as eue, veinard, ou celle que tu aurais aimée avoir. En tout cas celle que tu veux pour tes crapouilles. Y’a de la couleur, de la matière, de l’espiègle, du vivant, du souriant, du cirque, du doudou, du monstre, du yéti, du tzigane, un peu de folie, beaucoup de sourires, et du rêve, du rêve, du rêve. Une créativité un peu dingue, branchée sans dérivation sur la batterie d’un imaginaire si familier que tu t’y sens tout de suite comme chez toi. Ou du moins te donne envie de t’y installer dare-dare.

« 46 créations originales en couture » est le premier livre de Laëtitia Ghéno que j’ai eu entre les mains, le premier livre de couture que j’ai eu entre les mains… Ô Joie, grâce à ces chouettes créations et leurs pas-à-pas si bien fichus, en deux jours, je me suis sentie Déesse de la Couture, drapée dans mes couvertures et autres tabliers faits main, dont je cachais bien les finitions pourries aux yeux ébahis de mes mômes qui, à six mois, heureusement pour la Déesse de Pacotille, n’étaient pas encore très regardants.

Et puis « En piste ! », et sa parade de bestioles à te rendre dingue la première fois que tu ouvres le bouquin. « Je veux faire celui-là, et celui-là. Ah non, celui-là en fait… Oh, j’avais pas vu celui-là ! Et… QUOI ? IL Y A UN YETI ??!! » (Si si, je t’assure, véridic, il y a un yéti). Bref, après avoir tergiversé quinze plombes, j’ai décidé de tous les faire. Rien que ça. Genre tous les faire d’une seule main, pendant que l’autre fait sauter des crêpes. Ah ah.

Finalement la réalité m’a rappelée à l’ordre. Le boulot, les mômes, mon compte en banque et ma Singer, ils m’ont dit « tssss, tu t’emballes là. » Finalement, quelques mois plus tard, la team Laëtibricole made by les RekinCitrons, elle ne compte que cinq membres, mais hey, jte dis pas les parties de tarot qui se jouent by night quand tous les Rekins roupillent…

Défilé !

D’après Zach, l’âne tzigane de Laëtibricole, here comes Angus, le pote de mon fils :

D’après Baya la louve brebis de Laëtibricole, je te présente Janis, la chérie doudou de ma fille :

 

 D’après Léonore l’éléphante de Laëtibricole, voilà Patti, la gardienne du temple qui trône sur le coffre à jouets :

 

Et d’après Sacha le lapinou de Laëtibricole, voici Gustave en blanc, et Léon en marron. Pour peu que la logique des prénoms ait fait tilt chez toi, ne te creuse pas les méninges pour Gustave et Léon, on a dérogé à la règle initiale…

Gustave Leon

Les mômes ont leur préférence pour les Lapinoux, qu’ils trainent absolument partout – d’où les 50 passages en machine de Léon et son poil de Yack lessivé – et moi j’aime tout. Voilà, c’est dit. Et c’est loin d’être fini.

Laëtibricole, c’est un site officiel par ici, un blog par , plein de livres en librairie, et de la magie plein les doigts !

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