Il a beau irradier d’une beauté surnaturelle sous sa choucroute capillaire matelassée, m’achever d’un regard langoureux avant que la porte ne se referme sur ses yeux cernés de raton-laveur, me subjuguer de sa démarche endormie tandis qu’il s’éloigne dans le froid, courbé en deux comme un petit vieux ; il a beau être grand, beau, et fort dans son vieux caban à la Kersauson, il a beau être grand, beau, et fort MALGRE son vieux caban à la Kersauson, à un moment, tout sculptural qu’il soit dans ces attributs peu glamours d’un matin d’hiver, je ne pouvais plus laisser faire, je ne pouvais plus cautionner, je ne pouvais plus accepter… de le laisser partir avec sur l’épaule, utilisé comme sac de piscine, mon vieux sac Monoprix.

Parce que oui, l’homme, ici, le midi, il va nager. Entre deux dossiers, trois colonne de chiffres et quelques blagues avec le copain à cravate, il file en douce à sa pause déjeuner pour aller se délier les pec’, raffermir les ischio, et soigner son dos. Ca, c’est la théorie officielle. L’officieuse je te l’épargne, on va faire en sorte qu’elle reste cloitrée dans les bas-fonds de ma paranoïa constitutive. Bref.

Donc l’homme va nager, et tu l’auras compris, avec un sac Monoprix. Soyons clairs, je n’ai rien contre un sac Monoprix. Mais la serviette qui en déborde, le sac détrempé en sortie de course, le tissu qui s’effiloche et le tout qui menace de lâcher… rajoutes-y un anniversaire qui approche, et bim ! L’occasion ou jamais d’y remédier.

J’ai ressorti un tuto de Ma Petite Mercerie, mis de côté il y a des siècles, pour le jour où mes journées feront 36 heures et où le sommeil ne sera qu’un détail ; un petit sac de plage duquel je suis partie, en y ajoutant quelques trucs, et voilà ce que ça donne :

Un chouette sac type « seau », ou baluchon, ici entièrement doublé, avec une poche intérieure zippée. S’y ajoute un petit sac – que sur mes terres ancestrales on appellait « pochon » -, où ranger bonnet et maillot mouillés, l’intérieur du pochon étant doublé avec un tissu enduit.

La poche zippée est elle aussi doublée en tissu enduit, histoire d’y glisser tes papiers, ta carte bleue, ton téléphone, tout ce que tu souhaites mettre à l’abri de la flotte – dès fois que tu sois tellement amoureux de ton sac que tu plonges avec dans l’eau…

L’extérieur du sac est en toile transat : robuste, elle assure la tenue du sac. L’intérieur est doublé en toile de coton légèrement épaisse, mais tu peux choisir une doublure plus fine, ou même un enduit pour un usage totalement étanche – utile à la plage.

J’y ai ajouté une grosse corde pour le côté marin – ça va avec le caban à la Kersauson, rappelle-toi – mais là aussi tu peux varier. Et le sac peut finalement se porter avec ou sans revers sur l’extérieur :

Et quand je dis que tu peux varier, c’est parce que toi aussi tu vas pouvoir te faire ton sac de piscine / plage / thalasso / stage de voile, avec le tuto que tu trouveras ici.

Comme d’habitude, l’usage privé de ce tuto est entièrement gratuit ; sa diffusion publique est possible avec la mention de la source – Ainsi font les RekinCitrons, rekincitron.com – et son usage commercial, quel qu’il soit, est interdit.

Quant aux photos de tes réalisations ou tes commentaires sur le tuto, on les attend ici : rekincitron@gmail.com

Vamos, amigo =)

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